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Commentaires sur l'actualité politique d'Orléans, le Loiret et au delà.

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Décryptage d'un Tribune

L'article du n°44 de La Tribune d'OrléansQuelle mouche a piqué le rédacteur en chef de l’hebdomadaire gratuit La Tribune d’Orléans ? Dans un article consacré aux municipales de mars 2008 et publié dans le numéro 44, Laurent Rouault s’en prend assez vertement à la candidature de Jean-Pierre Sueur.
Je me permets, à titre tout à fait personnel, comme ancien journaliste, et de la place privilégiée qui est la mienne – je travaille aux côtés du sénateur socialiste depuis bientôt six ans comme assistant parlementaire – de proposer un décryptage de ce papier.
Après s’être interrogé dans le titre sur le fait de savoir si Jean-Pierre Sueur peut « vraiment gagner » en 2008, Laurent Rouault débute son article par « une douche froide ». Pour qui ? Il ne faisait pourtant mystère à personne, et surtout pas pour un journaliste aussi bien informé que le rédacteur en chef de la Tribune d’Orléans, que l’ancien maire d’Orléans était prêt depuis plusieurs semaines à s’engager dans une nouvelle candidature municipale. Cette annonce, ni froide ni chaude, n’était donc que la confirmation d’une information connue de tous. Même Serge Grouard le dit !

« Le seul candidat à l’investiture se refuse à dévoiler les noms de ses futurs colistiers ». Et pour cause. Notre parti, le Parti socialiste, contrairement à la plupart des autres - et notamment à l’UMP - est un parti démocratique avec des règles précises concernant la désignation de ses candidats aux élections. Il eût donc été particulièrement incorrect que Jean-Pierre Sueur annonce quelque nom que ce soit avant même d’être officiellement désigné par les adhérents du Parti socialiste d’Orléans (le vote a lieu le 24 septembre). Qui plus est, la constitution d’une liste relève d’une alchimie assez compliquée, les prétendants étaient toujours bien plus nombreux que le nombre de sièges disponibles. Enfin, la volonté de constituer dès le premier tour une liste d’union à gauche fait qu'il serait totalement irréaliste de présenter une liste à cette date - et dix mois avant l'élection.

« L’accueil médiatique » de la candidature et en particulier « la critique en règle de l’ancien maire PS d’Orléans » au cours de l’émission « Le grand bûcher » sur « Radio Bleu Orléans » (sic). Dans son commentaire, Laurent Rouault semble accorder aux propos acerbes des invités de cette émission – deux opposants notoires et pas spécialement nouveaux à Jean-Pierre Sueur – une quasi valeur de sondage d’opinion. Pas très sérieux. Surtout s'agissant d'une émission à laquelle il a lui même participé !

« Jamais, le sénateur qui n’est âgé pourtant que de 59 ans n’a prêté une quelconque attention à son allure (…) Jean-Pierre Sueur ne donne pas dans le glamour ». Voila un argument qui fait mal : Jean-Pierre Sueur ne serait pas un bon candidat parce qu’il accorde plus d’importance à l’être qu’au paraître, parce qu’il ne s’habille pas assez bien, en tout cas selon les canons de la Tribune d’Orléans.

« Et il a commis de lourdes erreurs de communication. Ainsi, on l’aura vu pendant des années, batailler au Sénat afin que les cendres funéraires se voient dotées d’un statut juridique… Un méritoire combat qui lui valut de nombreuses retombées médiatiques… Avec des dégâts que l’on peut imaginer chez un électorat jeune ». C’est le coup de grâce. Que ne peut-il y avoir de plus has been, de plus ringard que de s’intéresser à la législation funéraire ? Quant à « l’erreur de communication », elle aurait été patente si l’objectif avait effectivement été, pour Jean-Pierre Sueur, d’utiliser le commerce de la mort pour faire parler de lui. Mais ce sont les convictions profondes de Jean-Pierre Sueur sur le respect et la dignité des humains qui animent ces combats-là. Enfin, un observateur attentif comme Laurent Rouault sait très bien que Jean-Pierre Sueur mène, depuis le début de son mandat, au nom des valeurs qui sont les siennes, de très nombreux autres combats au Sénat, aux côtés en, particulier, d’hommes comme Robert Badinter, pour faire barrage, notamment, aux multiples lois Sarkozy ou encore pour dénoncer la dérive hygiéniste de certains textes législatifs. Sans compter les nombreuses interventions faites par Jean-Pierre Sueur – ni médiatiques, ni très « rentables » électoralement parlant – pour venir en aide aux accidentés de notre société injuste : des centaines de sans-papiers "non régularisables et non expulsables" aux ouvriers de Gemalto, en passant par ces familles qui recherchent désespérement un logement ou par des chômeurs en quête d’un emploi qui leur permette de vivre. Il sera plus difficile, pour les raisons que chacun sait, de railler l’activité parlementaire du député-maire d’Orléans Serge Grouard. Quant aux « dégâts » qu’auraient provoqué « chez un électorat jeune » un tel dévouement pour les choses de la mort, Laurent Rouault se contente de les « imaginer ». A juste titre, car, à ma connaissance, ils ne relèvent que de l’imaginaire.

Quitte à passer moi-même pour un has been, je soutiens donc sans réserve la candidature de Jean-Pierre Sueur à l’élection municipale de mars 2008. 
Aujourd’hui, Orléans se replie sur elle-même, Serge Grouard et son équipe négligeant les atouts et les richesses de la cité johannique. 
Notre ville a besoin d’un nouveau souffle, de l’expérience et du courage politique de Jean-Pierre Sueur et d’une équipe dynamique largement renouvelée pour créer ce souffle. <

>> Réagissez aussi à la candidature de Jean-Sueur sur le blog de La Rep'
>> Réagissez à l'article sur le site de La Tribune d'Orléans
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M
Pour corriger le tir, dans un prochain numéro de la Tribune d'Orléans, je propose que Jean-Pierre Sueur prenne une pleine page de publicité. C'est le genre d'argument qui peut donner à réfléchir...
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