L’annonce par le leader départemental du Front national, Jean-Lin Lacapelle, d’une liste d’extrême droite à Orléans en
mars 2008 est une épine de plus dans le pied de l’UMP, et du député-maire d’Orléans. Une épine brune. Du genre de celle qui s’infecte rapidement si on ne la retire pas assez vite.
L’annonce n’est pas sans importance. Car si on aurait pu se réjouir que le FN soit incapable de réunir 55 noms à Orléans, l’absence, en 2001, d’un liste du parti de Le Pen a sans conteste favorisé
le rassemblement à droite au premier tour et donc la pôle position, pour le second tour, de la liste UMP-UDF-MPF menée par Serge Grouard. Et si Jean-Lin Lacapelle ne ménage évidement pas ses
attaques contre Jean-Pierre Sueur, il n’est pas en reste non plus à l’égard du bilan de Serge Grouard, en particulier sur la sécurité, terrain de chasse de prédilection du FN et thème central de la
campagne de la droite il y a sept ans. Dans le mesure où il ne sera pas possible non plus de nous refaire le coup du tram en 2008, que va-t-il rester au trio Grouard-Lemaignen-Montillot
?