Commentaires sur l'actualité politique d'Orléans, le Loiret et au delà.
Ils ont tué Benazir Butho. Jésus de Nazareth, Gandhi, Martin Luther King, Jaurès, Jean
Moulin, Jean Zay, JF Kennedy, Allende, Yitzhak Rabin : la liste est longue (et sans doute incomplète) des « martyrs » de la justice et de la démocratie. Surtout s'il l'on y ajoute les innombrables
anonymes de tous les pays et de tous les temps. D'aucun trouveront sans doute l'amalgame un peu osé. Car la leader pakistanaise, qui fut la première femme chef d'un état musulman, n'avait sans
doute pas une vie sans tâche. Ni plus, ni moins, probablement, que l'israëlien Rabin ou l'américain JFK. Il n'empêche : tous et toutes ont été tués par des extrémistes à cause des idées de justice,
de paix, de démocratie qu'ils défendaient ardemment. Quand la liberté, contre vents et marées, montre enfin le bout de son nez, les facistes et autres staliniens tentent par tous les moyens d'y
substituer d'abord leur terreau favori - le chaos - pour, ensuite, imposer leur ordre. Un terreau d'autant plus fertile que la misère est grande. Benazir Butho, avait, aux yeux des islamistes qui
l'ont assassinée, un « défaut » supplémentaire : c'était une femme. Une femme musulmane qui défendait un islam tolérant. Insupportable en effet.