Commentaires sur l'actualité politique d'Orléans, le Loiret et au delà.
On l’a échappé belle. Enfin, pour l’instant. Le logiciel de
fichage de la police nationale, baptisé Ardoise (pour Application de Recueil de la Documentation Opérationnelle et d’Informations Statistiques sur les Enquêtes) ne devrait pas contenir des
informations sur des catégories de classification aussi douteuses que « homosexuel », « responsable syndical », « handicapé », ou encore « sans domicile fixe ».
L’annonce de la création de ce système, et de son expérimentation, avait suscité un grand émoi et une forte contestation au sein d’organisations qui veillent au respect des droits de l’Homme dans
notre pays. Dans un communiqué publié le 16 avril, le Parti
socialiste demandait que ce logiciel soit « retiré » s’il s’avérait « que les faits rapportés sont vrais ». Mais les plus actifs à s’opposer à ce projet sont sans aucun doute les
associations gays et de lutte contre l’homophobie. Alertés fin 2007, les premiers à tirer la sonnette d’alarme seront les militants de l’association de policiers homosexuels Flag ! qui saisit la
Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE). Puis, rapporte le magazine Têtu dans son numéro de juin 2008, « le 12 avril, l’hebdomadaire
Marianne révèle l’existence d’Ardoise et publie des captures d’écran des renseignements catégoriels ». Même le syndicat national des officiers de police
(SNOP) a même qualifié cette « affaire » de « catastrophe ».