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Commentaires sur l'actualité politique d'Orléans, le Loiret et au delà.

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Le président du pouvoir d'achat en baisse

Avec la droite, l’inflation revient. En 1981, Valéry Giscard d’Estaing et Raymond Barre  avaient laissé une France avec un taux annuel de 13,4%. Les gouvernements de François Mitterrand la feront peu à peu redescendre pour atteindre 1,7% en 1995. Elle sera réduite à 0,5% en 1999 sous le gouvernement socialiste de Lionel Jospin. Elle est repartie à hausse – tout comme les déficits publics – depuis 2000, dépassant le seuil « normal » des 2% en 2003, avec Jacques Chirac. Elle devrait aller au-delà de 3% en 2008 !
On nous dira bien sûr que quand la gauche fait baisser l’inflation, ça n’est pas grâce à sa politique économique et sociale mais à la faveur du contexte international. A l’inverse, on tentera de nous expliquer que lorsqu’elle monte avec la droite, cette dernière n’y est pour rien : c’est à cause du prix du pétrole, de la crise internationale, de la mondialisation, de l’Europe, etc. Autrement dit, les gouvernements, les pouvoirs politiques subiraient les mouvements des prix sans aucun moyen d’influencer les tendances dans un sens ou dans l’autre ! Mais pourquoi alors, s’il ne peut rien y faire, Nicolas Sarkozy a-t-il promis d’être le président du pouvoir d’achat des Français ? Remarquez, si on regarde bien, il y est parvenu : il est aujourd’hui le président du pouvoir d’achat… en baisse.



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F
La question qui fache, c'est la répartition des richesses entre travail et capital. <br /> L'inflation n'est pas un mal en soit. L'inflation c'est avant tout la mort des rentiers (l'inflation engloutie la plus value escomptée sur le capital et à terme il y a un plus grand intérêt à consommer dans l'immédiateté que d'espérer des bénéfices d'un capital dont la valeur s'effrite avec l'inflation (avec le sous entendu d'un taux d'intérêt de rendement plus faible). Par contre une inflation qui se conçoit avec une hausse des salaires peut être l'occasion d'un rattrapage de l'effritement observé de puis plusieurs années entre la part qui va au capital et la part qui va au travail. <br /> Je pense qu'il ne faut pas sonner le hallali sur l'inflation mais sur l'arbitrage salaire versus capital.
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