Commentaires sur l'actualité politique d'Orléans, le Loiret et au delà.
Serge Grouard a décidément une conception particulière – et particulièrement restrictive – de
la démocratie de proximité. Après avoir refusé aux conseillers généraux d’Orléans l’accès aux mairies dites « de proximité » (sic), il récidive en interdisant aux conseillers municipaux
d’opposition d'y tenir des permanences d’accueil des habitants de ces quartiers. Dans son édition du 20 juin, La République du Centre rapporte que le député-maire « estime, entre
autres, que ces lieux ne sont pas faits pour cela et que l’accueil peut être effectué dans le local de l’opposition, au centre-ville ». Curieuse justification. D’abord parce des conseillers
majoritaires tiennent déjà des permanences dans les mairies de quartier. Ensuite parce que le local de l’opposition n’est pas très accessible (aux personnes handicapées en particulier*). Mais
surtout, de quel droit refuser un tel « service » à des élus qui, même s’ils sont minoritaires au conseil municipal (c’est la loi), n’en représentent pas moins près d’un Orléanais sur deux !
L’agenda 21 de la ville d’Orléans parle de « revivifier la démocratie ». A l’instar de son complice le président de l’Agglo, Serge Grouard est plutôt en train de la
confisquer.
*Proposition n° 111 de l’Agenda 21 de la Ville d’Orléans : « Rendre plus accessibles les bâtiments public et les espaces
verts »