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Commentaires sur l'actualité politique d'Orléans, le Loiret et au delà.

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Pas de fêtard à pétard en bdl

Fière de ses bords de Loire (dites BDL) – heureusement – débarrassés de ses voitures, la municipalité d’Orléans ne s’imaginait sans doute pas qu’ils deviendraient un lieu de regroupement juvénile nocturne. Voire de beuverie. Un groupe « Pour L'interdiction aux racailles sur les BDL »  s’est même constitué sur facebook. Le titre – provocateur – était en fait ironique.
Mourad Guichard s’est fait l’écho de toute cette agitation dans un article publié dans Libération daté du 23 août. La réaction ne s’est pas fait attendre. Trois jours plus tard, La République du Centre, interview de l’adjoint à la sécurité d’Orléans à la clé, nous rassure : circulez, il n’y a plus rien à voir. « Nous avons mené une campagne d’explication auprès des jeunes et le message est passé » assure le shérif Florent Montillot. « Pas une bière ne traîne par terre. Pas une odeur de pétard. Pas la moindre trace de bouteille cassée sur le sol. Les quai sont propres et presque vides » a constaté elle-même la journaliste dépêchée sur place par le quotidien régional. Si c’est « propre », tout va bien donc.
Reste que tout cela sonne faux. A cause bien sûr de la concomitance entre le papier de Libé et celui de La Rep’. Mais surtout parce que la « réplique » officielle compare deux situations qui ne peuvent l’être. L’article de Mourad Guichard se réfère à une période – juin et juillet – particulièrement animée tandis que sa consœur de La Rep’ nous parle des quais… au mois d’août.
Serge Grouard, conseillé par Florent Montillot, aurait pu prendre un arrêté « propreté des quais anti bouteille de bière, odeur de pétard et présence de fêtard »
Mais il se murmure que parmi ces habitués du lieu se trouvent des enfants  - rebelles, forcément rebelles – de personnalités… municipales. Ce qui explique sans doute le choix de la « campagne d’explication » à celui de l’arrêté municipal. On prend évidemment moins de gants avec le « couvre feu » instauré chaque été dans les quartiers populaires de la ville. BDL oblige.
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F
Eh oui Pascal : bien résumé !<br /> <br /> Mais il n'y a pas que ça dans cet échange d'articles par voie de presse : plein d'autres enseignements peuvent être tirés du papier de la Rép :<br /> - "l'enquête" du journaliste, il le dit lui-même, s'est faite de 21h30 à 22h15 un samedi soir d'août alors que celle de Libéorleans s'est poursuivie plusieurs soirs de suite. Pire : le journaliste s'en va alors même que les premiers joints et canettes apparaissent ! Je trouve ça limite au niveau de la déontologie...<br /> <br /> - les propos de l'adjoint à la sécurité sont pris pour argent comptant, sans aucun recul ni critique, à croire qu'il s'agit d'un publireportage !<br /> <br /> - la phrase "les quais sont propres et presques vides" prend une tournure inquiétante et atteint l'effet inverse : quelle ville est en train de devenir Orléans si c'est la réalité ?<br /> <br /> - "on reprend du service dans le cas où certains auraient dans l'idée de fêter la rentrée"... Ce genre de propos laisse pantois.
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P
<br /> Tout a fait d'accord avec toi. Le discours à la fois hygièniste - qui n'étonnera personne - et satisfait quand au fait que les quais soient<br /> "presque vides" n'a rien de rassurant. Florent Montillot le dit lui-même : "C'est l'été le plus calme de l'histoire d'Orléans". Doit-on vraiment s'en réjouir quand notre ville se<br /> targue de vouloir redorer son blason touristique. A croire que, pour l'adjoint à la sécurité, inconsciemment au moins, la cité idéale serait "propre et vide". Ca fait froid dans le<br /> dos.<br /> <br /> <br />