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Commentaires sur l'actualité politique d'Orléans, le Loiret et au delà.

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Houssack, très mauvais joueur

La vitrine du Pathé, place de la LoireChristian Houssack a encore frappé. Coup double. Contre Jean-Pierre Sueur et contre la presse locale. Agacé par les récents propos du sénateur du Loiret sur les cinémas d’Orléans, le patron des deux Pathé et de feu le Select a placardé un torchon d’injures sur la vitrine de son établissement culturel (sic) : « Quand un homme politique (Jean-Pierre Sueur, ndlr) n’est plus rien* (*sénateur et socialiste), il ne lui rester pour "exister" que le mensonge, la démagogie, le ridicule. Triste fin de carrière ». On savait le belliqueux gérant de salles de cinéma très remonté contre Jean-Pierre Sueur depuis que ce dernier s’était battu pour la construction d’un multiplexe intra muros. Mais tant de haine – publique qui plus est –, ça dépasse les bornes. D’autant qu’on ne comprend pas trop en quoi Christian Houssack est perdant dans cette affaire. Le voila à la tête de deux grands complexes cinématographiques. Sans la ténacité de Jean-Pierre Sueur lorsqu’il était maire d’Orléans, il en dirigerait au mieux un seul.

Le programme-pamphlet"Idées courtes". Mais comme si cela ne suffisait pas, le détestable patron a agrémenté son dernier programme hebdomadaire d’une « Lettre ouverte à quelques "journalistes" aux idées courtes ». A ceux d’entre eux qui ont osé s’inquiéter de l’avenir du cinéma d’Art et d’Essai à Orléans, il écrit : «  Mesdames et messieurs "les petits journalistes" frustrés de ne pas présenter le 20h de TF1 ou de ne pas écrire dans Le Monde, rappelez-vous que la critique est aisée mais l’art est difficile et que c’est le public qui décide ». De deux choses l’une : ou bien Christian Houssack ne regarde jamais le JT de TF1 ou bien il ne lit jamais Le Monde. Je ne connais en effet aucun journaliste qui puisse avoir cette double ambition.re
 

>> Christian Houssack avait déjà montré ses grandes qualités humaines lors de la gestion des problèmes posés par la ruine de l’ancien cinéma de la rue du d'Illiers.

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M
j'approuve cette fronde anti houssack en tant qu'ancien président des cramés de la bobine et je vous propose de joindre nos forces pour dénoncer le mépris d'Houssack pour le cinéma de qualité!
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F
Je trouve la polémique sur le monopole de monsieur Houssack sur le cinéma Orléanais nul.<br /> En effet l'activité cinématographique est un business comme un autre s'en offusquer est ridicule.<br /> Ce monsieur cherche à développer son entreprise ou est le problème?<br /> De plus concernant le cinéma "d'art et essai" l'offre est toujours présente.<br /> Par contre je pense que son attitude de mépriser Orléans est regrettable mais bon on ne va pas enfermer toutes les personnes qui n'aiment pas leur ville ou leur pays,non?
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D
Comment choisir son cinéma ?<br /> <br /> Très souvent lorsque l'on va "au cinéma" on indique indifféremment que l'on va voir un film ou que l'on va dans un lieu. Ne pas faire la distinction entre le lieu et le film n'est pas bien grave… sauf lorsqu'il s'agit d'Art et Essai ! Car la différence est énorme.<br /> <br /> Un cinéma "Art et essai" est un cinéma qui sur ses écrans propose essentiellement des films ayant reçu le label "art et essai". Ces "distinctions" (salle et film) sont attribuées par le CNC (centre national de la cinématographie) sur des critères très précis.<br /> <br /> Pour les salles le classement comporte 5 catégories (A à E) attribuées sur des critères tels que l'importance des actions d'animation proposées pour la promotion des programmes, les efforts de l'exploitants dans le domaine de la diffusion et de la diversité des œuvres, la politique de fidélisation des publics…). Dans l'agglomération d'Orléans, si je me réfère à la liste -disponible sur le site du CNC- des établissements classés art et essai en 2007 seul apparaît, sous le n° 298831, le Cinéma Les Carmes. <br /> Et dans la catégorie A. Celle qui oblige à proposer annuellement au moins 65 % des séances composées d'œuvres cinématographiques d'art et d'essai en V. O.<br /> <br /> Ile suffit pas de diffuser des films "art et essai" pour s'estampiller "cinéma Art et Essai" !!!<br /> <br /> Pour les films il faut que les œuvres projetées répondent à des caractéristiques bien définies (œuvre ayant un caractère de recherche, œuvres n'ayant pas obtenu l'audience qu'elle méritait car trop vite retirée du circuit, œuvre reflétant la vie de pays dont la production cinématographique est assez peu diffusée en France…..)<br /> <br /> Tout cela est complexe et se trouve dans le décret n° 2002-568 du 22 avril 2002 portant définition et classement des établissement de spectacles cinématographiques d'Art et Essai.<br /> <br /> Réussir à être dans la plus haute des catégories n'est pas facile, le rester demande à l'exploitant un travail important car c'est choisir un cinéma qui n’a pas spécialement besoin de pop-corn pour faire avaler le goût fade des films fabriqués en série.<br /> Très souvent c'est un cinéma indépendant qui y arrive; c'est-à-dire un cinéma qui choisit ses films ; qui projette les essais, les films qui ont un intérêt esthétique ou sociologique, les films des cinématographies étrangères laissées pour compte par les circuits. Il pratique une politique de communication régulière et de formation du spectateur par ses publications, l’affichage des critiques, son travail avec des partenariats culturels variés : associations, centres sociaux, théâtres, universités, écoles & lycées, conservatoires, écoles des beaux-arts , MJC … etc. et au travers des dispositifs d’éducation des jeunes spectateurs : Ecole et Cinéma , Collège au Cinéma, Lycéens au Cinéma. Il organise des animations dans son cinéma : débats avec des réalisateurs, scénaristes et acteurs ou présence régulière des animateurs de la salle pour un véritable échange avec leurs cinéphiles. Il met en oeuvre une réelle politique de tarifs afin de favoriser la fidélisation de ses spectateurs.<br /> Bref, il entretient avec ses spectateurs une réelle histoire d’amour. Il y a là un respect réciproque : une confiance des spectateurs dans les films proposés, une confiance de la salle dans la curiosité et la fidélité des spectateurs.<br /> Quelles différences avec un multiplexe qui s’apparente aux hypermarchés de façon à favoriser la consommation du client. Dans un multiplexe le cinéma est un accessoire. L’objectif c’est le business. Les multiplexes montrent en priorité du cinéma standard, américain le plus souvent, essentiellement des films très médiatisés, supportés par d’énormes campagnes de publicité.<br /> <br /> Et comment "vit" un film ?<br /> A la base, se trouve le producteur, à l’autre bout, la salle de cinéma, et, aujourd’hui en bout de course le maillon fondamental vidéo /DVD très rentable économiquement, puis les télévisions. Le producteur finance le film avec de nombreux coproducteurs (chaînes TV, Soficas, banques…), souvent pour les premiers films, le CNC accorde une « avance sur recette » (de 15 000 à 300 000 euros) sur lecture du scénario. Le distributeur s’occupe essentiellement de la logistique de la distribution (nombre de copies, ciblage, communication…). <br /> La salle de cinéma indépendante négocie le film avec le distributeur.<br /> En ce qui la plupart des multiplexes, tout est concentré dans les mains de programmateurs parisiens qui peuvent peser aussi sur la vie et la mort des films en fonction du seul critère de rentabilité.<br /> <br /> Maintenant vous choisirez votre "cinéma" à Orléans en connaissance de cause ! <br /> <br /> Vous voulez en savoir plus : consultez les sites du CNC, de l'AFCAE (association française de cinémas Art et Essai), du Scare (syndicat des cinémas d'Art de Répertoire et d'Essai)
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