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Commentaires sur l'actualité politique d'Orléans, le Loiret et au delà.

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L'hypocrisie libérale

C’est toujours pareil. Quand les grands libéraux sont dans la panade, ils font les yeux doux à l’Etat providence. Limite même si ce dernier ne se fait pas engueuler quand ça ne va pas assez vite. La crise des banques américaines est, de ce point de vue, un exemple criant de l’hypocrisie des grands pourfendeurs officiel de l’interventionnisme étatique. La loi du marché va, directement ou indirectement, coûter 700 milliards de dollars aux contribuables de Georges Bush. Mais le phénomène n’est pas seulement américain, même s’il prend, outre atlantique, comme toujours, des proportions astronomiques.

Ressources naturelles. De ce côté-ci de l’océan, nous avons régulièrement droit à des périodes de soudaine conversion au culte de l’Etat providence de la part d’adeptes d’un autre dogme : le laisser-faire, la libre concurrence, le libre droit de piller les ressources naturelles ou de polluer. Il suffit de se rappeler les réguliers appels au secours des patrons-pêcheurs (qui refusent par ailleurs que l’on limite leur droit de pêche au nom de la préservation des ressources halieutiques ou de la solidarité avec les pays en voie de développement) ou des sociétés de transport routier (dont beaucoup voudraient bien qu’on applique à leurs chauffeurs le moins disant social de certains de leurs concurrents européens et qui crient au loup quand la SNCF envisage des les concurrencer), ou encore des grands agriculteurs (qui envisagent avec horreur l’application du principe pollueur-payeur). Et si, un jour, enfin, on les laissait se dépatouiller avec leur sacro-saint libéralisme ?

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J
La très forte crise financière et bancaire que nous connaissons met en lumière un singulier paradoxe. Lorsque la catastrophe guette, que le système connaît d’extraordinaires défaillances, le réflexe spontané des plus libéraux consiste à se tourner vers les puissances publiques et les Etats pour les supplier de « reprendre » les actifs en péril, voire de nationaliser les établissements en faillite. Il n’est plus question alors des bienfaits de la régulation naturelle par les marchés !<br /> Cet apparent paradoxe montre tout simplement que la « main aveugle » du marché ne produit pas naturellement le bien commun ! Le marché est certes utile. Nous sommes dans une économie ouverte – et je ne préconise évidemment pas d’aller vers une « économie fermée ». Mais il est clair qu’une maîtrise du cours des choses est indispensable et que celle-ci passe par des outils forts de « puissance publique », au plan français, européen, et international. Je ne crois pas à une politique monétaire qui soit déconnectée de la politique économique. Quand la circulation de masses énormes de monnaie n’a plus rien à voir avec l’économie réelle, nous sommes sur un gouffre. L’une des tâches principales de tous les responsables qui croient en la volonté politique doit être de remettre les choses dans le bon ordre. La politique économique doit primer sur l’erratisme financier. Et il faut, au plan mondial, fixer les règles permettant de nous prémunir contre des phénomènes tels que la crise des subprimes – que bien peu avaient vu venir –, et qui a déclenché ce cataclysme.
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P
<br /> Cet événement prouve effectivement trois choses :<br /> - que si l'Etat régulait mieux, a priori, les marchés financiers, ça coûterait beaucoup moins cher à tout le monde que de devoir le faire, a postériori, en catastrophe ;<br /> - que la puissance publique a toujours le pouvoir d'intervenir en matière économique pour peu qu'elle s'en donne les moyens ;<br /> - que les grands capitalistes américains (et les autres) font preuve comme toujours d'un terrible cynisme : il savent qu'en cas de coup dur, l'Etat pourra pallier leurs inconséquences. De<br /> plus, tout cet argent ne s'est pas envolé. Certains doivent en avoir largement profité. A qui profite le crime ?<br /> <br /> Il est à espérer, comme le demandent les Démocrates américains, que si l'Etat éponge les fautes des grands financiers, ceux-ci, en contrepartie, s'engagent à arrêter les explusions (300 000 en<br /> août) des citoyens victimes directes de cette crise. Les 700 milliards de dollars de "cadeau" représentent les budgets américains réunis de la défense, de l'éducation et de la santé !<br /> Quelle honte quand on connaît l'état des systèmes publics de santé et d'éducation outre-atlantique !<br /> <br /> Encore un mot sur Nicolas Sarkozy qui s'apprête à nous faire, à la tribune de l'ONU, de grands discours généreux sur l'indécence économique. Qu'il commence à balayer devant sa porte : n'y a-t-il<br /> pas une grande indécence à réduire de quinze milliards d'euros les impôts des plus riches quand tant d'hommes et de femmes, dans notre pays, vivent dans la précarité et la pauvreté.<br /> <br /> <br />