Une fois de plus, à l'occasion de « l'affaire des fiches de cantine », Serge Grouard nous a montré
sa conception du débat démocratique. Il n'y aurait, selon lui, derrière l'indignation de nombreux parents qu'une vaste manipulation politico-médiatique, ourdie par quelques obscurs blogueurs, par
ailleurs militants du parti socialiste. Outre que Marie Carré, présidente de la PEEP et épouse du premier maire adjoint, qui a elle aussi dénoncé l'incurie de la mairie d'Orléans dans cette
affaire, ne peut guère être suspectée de faire partie d'un aussi horrible complot, la réaction du député-maire d'Orléans en dit long sur son respect de l'engagement politique. A l'en croire,
s'exprimer en tant que citoyen engagé dans un parti politique nuirait à la pertinence de l'expression. Il y aurait quelque chose de sale, de malsain, de malhonnête, de perverti dans les propos d'un
militant politique. La parole « pure » serait-elle celle du citoyen « apolitique » ? Comme d'habitude, Serge Grouard nous joue les M. Propre, fidèle au courant hygièniste dont
son adjoint à la sécurité se fait le hérault et qui gangrène la droite française. La maire UMP rêve d'une chose : des citoyens propres dans une ville propre.
A propos de « Sarkotillot » et de complot, Serge Grouard devrait plutôt le jouer « profil bas », tant il vrai que son turbulent adjoint n'est pas innocent, chacun le sait, du
déferlement médiatique engendré, en 2002 par « l'affaire Paul Voise », à quelques heures du premier tour de l'élection présidentielle.